Post-doctorat : scénarios de diversification généralisée des systèmes de grandes cultures
INRAE
21000 DIJON
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Présentation INRAE
L’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (INRAE) est un établissement public de recherche rassemblant une communauté de travail de 12 000 personnes, avec 272 unités de recherche, de service et expérimentales, implantées dans 18 centres sur toute la France. INRAE se positionne parmi les tout premiers leaders mondiaux en sciences agricoles et alimentaires, en sciences du végétal et de l’animal. Ses recherches visent à construire des solutions pour des agricultures multi-performantes, une alimentation de qualité et une gestion durable des ressources et des écosystèmes.
Environnement de travail, missions et activités
Vous serez accueilli(e) au sein de l’UMR Agroécologie du Centre INRAE de Bourgogne Franche-Comté. Cette unité de recherche conduit notamment des travaux sur la conception et l’évaluation de systèmes de culture durables, respectueux de l’environnement. Elle anime le projet DiRoDur, financé par ECOPHYTO Recherche et Innovation, qui vise à étudier les liens entre la diversification des cultures et le niveau de recours aux pesticides, la productivité et la rentabilité des systèmes agricoles.
Contexte : La diversification des cultures est souvent considérée comme un levier pour réduire la dépendance aux pesticides. Elle peut prendre diverses formes, avec la diversification spatiale intra-parcellaire (association d’espèces), la diversification spatiale à l’échelle du paysage, et la diversification temporelle des successions (Vialatte et al., 2022). De nombreuses études en écologie du paysage ont montré l’intérêt de la diversification pour réduire les pressions des ravageurs (Letourneau et al., 2011; Ratnadass et al., 2012; Kremen & Miles, 2012). Guinet et al. (2023) ont montré que, à l'exception des céréales à paille, l'utilisation de pesticides sur les principales cultures avait tendance à être plus faible lorsqu'elles étaient incluses dans des rotations plus diversifiées. Zhang et al. (2024) ont démontré que la diversification des rotations peut réduire l'utilisation de pesticides à l'échelle de la rotation, bien que dans une moindre mesure par rapport au choix des cultures elles-mêmes. Les formes de diversification des cultures conduisant aux plus faibles usages de pesticides impliquent une profonde reconception des systèmes de culture avec l’introduction de culture économes en pesticides (ex : prairies temporaires, culture associées) et une diminution de cultures dominantes. À l’échelle nationale, la généralisation de la diversification des cultures dans les systèmes de grandes cultures et de polyculture-élevage pourrait modifier de manière significative les volumes de production des différentes cultures, avec des conséquences potentielles sur les flux d’importations et d’exportations agricoles de la France.
Objectifs du post-doctorat : Ce post-doctorat vise à évaluer les conséquences de la généralisation de la diversification des cultures, réfléchie dans un objectif de réduction des produits phytosanitaire, sur la balance commerciale de la France. Pour répondre à cet objectif, la personne recrutée s’appuiera sur les données collectées dans le cadre du réseau de fermes national DEPHY. Initié en 2010, ce réseau regroupe environ 2000 fermes engagées dans la réduction de produits phytosanitaires. Tous les ans, le détail des pratiques agricoles est compilé dans le système d’information Agrosyst. Le travail consistera à simuler des scénarios d’adoption généralisée des systèmes de culture très diversifié et/ou économes en pesticides, sur la base du principe du benchmarking entre fermes à type de contexte de production comparable. La personne recrutée développera une méthode d’agrégation à l’échelle nationale permettant d’évaluer les effets d’une adoption généralisée des pratiques dans les fermes DEPHY les plus diversifiées, sur le niveau potentiel de réduction d’usage des pesticides, les volumes de production par culture et par région, et finalement la balance commerciale de la France.
Encadrement : Maé Guinet (Enseignante-chercheuse - UMR Agroécologie) et Nicolas Munier-Jolain (Ingénieur de Recherche - UMR Agroécologie)
Vous pourrez être amené.e à vous déplacer ponctuellement en France.
Formations et compétences recherchées
DoctoratDoctorat en agronomie/agroécologie.
Connaissances souhaitées : Connaissance des pratiques agricoles et de la gestion des bioagresseurs en grandes cultures, gestion et traitement de données (Excel, R, …). Bon niveau d’expression orale et écrite en anglais (rédaction scientifique).
Expérience appréciée : Gestion et analyse de gros jeux de données
Aptitudes recherchées : Aptitude au travail en équipe, appétence pour l’agroécologie, compréhension des méthodes statistiques.
Votre qualité de vie à INRAE
En rejoignant INRAE, vous bénéficiez (selon le type de contrat et sa durée) :
- jusqu'à 30 jours de congés + 15 RTT par an (pour un temps plein)
- d'un soutien à la parentalité : CESU garde d'enfants, prestations pour les loisirs ;
- de dispositifs de développement des compétences : formation, conseil en orientation professionnelle ;
- d'un accompagnement social : conseil et écoute, aides et prêts sociaux ;
- de prestations vacances et loisirs : chèque-vacances, hébergements à tarif préférentiel ;
- d'activités sportives et culturelles ;
- d'une restauration collective.